Je suis partie avec le rideau
que gonflait le vent de Marseille
avec le port et les collines
hâtivement découpées au ciseau
et les calanques les maisons crayeuses dans les plis
je suis partie avec la lumière
blanche qui n'écrit rien
je suis partie avec Chopin
qui s'écoulait entre les tables vers la mer
mais toujours ils me ramenaient
au dedans désert et nu
au dedans
brûlant dehors
20/07/10
18/05/10
Récital Jean-Pierre Lemaire 8 mai 2010
Soirée Libre Comme L'art
proposée par la Communauté du Chemin Neuf
Centre Oecuménique et Artistique, Chartres

photo Jean-François Martin
proposée par la Communauté du Chemin Neuf
Centre Oecuménique et Artistique, Chartres
photo Jean-François Martin
Poèmes
Evènements
15/05/10
Chant des herbes foulées, un avril
Nul pas depuis longtemps
dans ce jardin de lait
nul corps
dans cet affairement de gardes fantômes
une femme captive
de sa tête
et son sang est un âne mort
O le délivrement radieux de ses seins
avec son coeur chaud
il y avait un vivant devant elle
mais elle croyait qu'il était mort
alors que sa lumière pure pesait sur nous
et que nous sanglotions de rosée
Nul pas depuis longtemps
dans ce jardin de lait
nul corps
dans cet affairement de gardes fantômes
une femme captive
de sa tête
et son sang est un âne mort
O le délivrement radieux de ses seins
avec son coeur chaud
il y avait un vivant devant elle
mais elle croyait qu'il était mort
alors que sa lumière pure pesait sur nous
et que nous sanglotions de rosée
Poèmes
Poèmes
26/03/10
Petite aube en clarté
se frotte les yeux
ailes nues sur les plaies
du jardin givré
violettes fripées
comme des nouveaux-nés
feux flottants des premières
oranges
se frotte les yeux
ailes nues sur les plaies
du jardin givré
violettes fripées
comme des nouveaux-nés
feux flottants des premières
oranges
Poèmes
Poèmes
Lune couteau nacré
arrêté par le gel
j'ai encore échappé au jugement dernier
Ange des précipitations
merci
aurais-tu respiré au marché des tziganes
les feux follets des premiers fruits
aurais-tu aperçu par la vitre du bus cet homme avec son téléphone
pleurant en pleine rue
Dépêche-toi mon cœur
de la nuit ou de toi
qui gèle à pierre fendre ?
arrêté par le gel
j'ai encore échappé au jugement dernier
Ange des précipitations
merci
aurais-tu respiré au marché des tziganes
les feux follets des premiers fruits
aurais-tu aperçu par la vitre du bus cet homme avec son téléphone
pleurant en pleine rue
Dépêche-toi mon cœur
de la nuit ou de toi
qui gèle à pierre fendre ?
Poèmes
Poèmes
28/01/10
Chartres
noyé de nuit
seule une petite rue
monte en flèche
de cathédrale
goudron noir fonçant vert et or
dans la nuit des temps
avec le saut de puce des toits
vers l'étoile
et le songe à flots des dormeurs
aveugles percées
vers le ciel du fond
toute la ville est blottie
contre la cathédrale
comme Nemo inconscient
dans son bathyscaphe
noyé de nuit
seule une petite rue
monte en flèche
de cathédrale
goudron noir fonçant vert et or
dans la nuit des temps
avec le saut de puce des toits
vers l'étoile
et le songe à flots des dormeurs
aveugles percées
vers le ciel du fond
toute la ville est blottie
contre la cathédrale
comme Nemo inconscient
dans son bathyscaphe
Poèmes
Poèmes
14/01/10
Tremblée comme un agneau
usée comme un vieux lainage
la neige
qui avait vêtu chaque chose
de sa nudité
et nommé les mondes silence
chemin uni
page blanche
la neige s'est tue
Toutes les choses sont
à découvert
mais la seule qui suffise
est cachée
usée comme un vieux lainage
la neige
qui avait vêtu chaque chose
de sa nudité
et nommé les mondes silence
chemin uni
page blanche
la neige s'est tue
Toutes les choses sont
à découvert
mais la seule qui suffise
est cachée
Poèmes
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