Chartres
noyé de nuit
seule une petite rue
monte en flèche
de cathédrale
goudron noir fonçant vert et or
dans la nuit des temps
avec le saut de puce des toits
vers l'étoile
et le songe à flots des dormeurs
aveugles percées
vers le ciel du fond
toute la ville est blottie
contre la cathédrale
comme Nemo inconscient
dans son bathyscaphe
28/01/10
14/01/10
06/01/10
à Mercedes Sosa (1935-2009)
Cristal d'une guitare dans la salle obscure
sur la pellicule une route
épouse la brume
Le film se passe en Argentine
mais la route passe là
au beau milieu de nous
blocs de nuit
et le jour est un gouffre
cièlant sur l'asphalte
au-revoir Mercedes Sosa
j'ai dormi quelquefois au ventre de ta voix
où brillaient quelques notes
de guitare lactée
remets-nous à Jésus qui passe
lorsque le mot "fin" apparaît
et que s'éteint le noir vivant
Cristal d'une guitare dans la salle obscure
sur la pellicule une route
épouse la brume
Le film se passe en Argentine
mais la route passe là
au beau milieu de nous
blocs de nuit
et le jour est un gouffre
cièlant sur l'asphalte
au-revoir Mercedes Sosa
j'ai dormi quelquefois au ventre de ta voix
où brillaient quelques notes
de guitare lactée
remets-nous à Jésus qui passe
lorsque le mot "fin" apparaît
et que s'éteint le noir vivant
02/01/10
Les nuages tracés
par une main rêveuse
aux marges
de la nuit
la main surprise dans ce rêve
de l’écriture familière
soudain étrange
arabesque immaculée
écume
lourde de sens
Que faire
la langue maternelle
est une langue étrangère
Cet homme dans le train
sans mots que larmes
a t’il reçu une mauvaise nouvelle
peut-être est-il seulement humain
atteint par le ciel
et par cela qu’il reconnait
dans les nuages
méconnaissables
Les choses sont tellement
nues
minuscules baraques tonneaux bleus
au beau milieu des potagers
dans la familiarité des forêts
verdeur parfaite
près de finir
il peut voir cette finitude
comme s’il était
et en elle et en-dehors d’elle
chemins champs mouillés
et même
le petit paysage de pluie sur la vitre
tout
lui semble un visage
un regard
Dans le train
les faces fermées
livres ouverts
indéchiffrables
par une main rêveuse
aux marges
de la nuit
la main surprise dans ce rêve
de l’écriture familière
soudain étrange
arabesque immaculée
écume
lourde de sens
Que faire
la langue maternelle
est une langue étrangère
Cet homme dans le train
sans mots que larmes
a t’il reçu une mauvaise nouvelle
peut-être est-il seulement humain
atteint par le ciel
et par cela qu’il reconnait
dans les nuages
méconnaissables
Les choses sont tellement
nues
minuscules baraques tonneaux bleus
au beau milieu des potagers
dans la familiarité des forêts
verdeur parfaite
près de finir
il peut voir cette finitude
comme s’il était
et en elle et en-dehors d’elle
chemins champs mouillés
et même
le petit paysage de pluie sur la vitre
tout
lui semble un visage
un regard
Dans le train
les faces fermées
livres ouverts
indéchiffrables
23/12/09
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