Jardin de juillet
à Montagnieu
Au loin les mouchoirs colorés
des champs des prés des bois foncés
cousus par un fil de haies
plus près de l’œil
frênes marronniers et mûriers
déchirent la chaude lumière
tâchant de blancheur l’herbe
et le bassin de pierre
où s’écoule
une source
dans ce tout petit carré d’eau
plus éloquent que l’horizon
tremblent toutes les feuilles
et l’unique morceau du ciel
transparence brûlée
ne brûlant pas
deux poissons rouges nagent
dans la voûte du vert
2 commentaires:
C'est vraiment très très...je ne sais...beau c'est trop peu...ça me touche beaucoup.
Je ne sais pas qui vous êtes, chère Eqjava, mais je vous remercie de m'avoir lue et de m'écrire. Mille choses à vous ! Marina
Enregistrer un commentaire