Marina Poydenot - poèmes photos peinturlures



22/11/09

Pour un instant les yeux se ferment
et de la terre les paupières
bleutées de brume avec les ailes
du soir brunes

O dans le silencieux déchirement de la vision
l’affaissement
de la porte et des murs embrasés
dans la tremblante rue noire de l’été

puis le rayonnant parfum du feuillage ancien
qui se tait
le frère marronnier de piquante fraîcheur
ne peut plus rien pour toi

Affaissement de tant de choses aimées
dans le coeur
affaissement du coeur dans quelque chose
aimant

tu entends sa voix de nuit où es-tu
sur les lèvres brisées des brindilles  
dans le rire secret des herbes
humbles

je me suis approchée du corps de nuit
et l’herbe pure les visages m’ont remerciée
eux qui en sont la murmurante image et l’à-peine prononcement
Christ terre noyée de ciel

3 commentaires:

Sylvie a dit…

Paix et bienfaisance. Tout est éternel recommencement et quiétude au fond, souveraine et libre, à qui s'abandonne.

Sylvie a dit…

Toute nuit est mort légère, profond gouffre d'incertitude aussi. Paupière fraiche sur nos ames, redemption de nos corps, meurtrissure aussi parfois quand la peine s'en mêle.
Bonne nuit Marina !

Marina Poydenot a dit…

Merci très chère soeur !

Enregistrer un commentaire