09/12/09

Ville bue par la nuit

Ville bue par la nuit
redevient le parfum du jardin où la table
est cachée


Ténèbre en tablier
douce mère est-ce toi
ou le rossignol invisible
ouvrant son coffre doux d’images


O les larmes de l’ombre les yeux dans les cours
et le soupir de qui est empêché de naître


Un phare de vélo
file cahots d’or et la ruche
des Radios dort


tombés dans le coffre à images
d’une gorge miraculée
avec les flammèches des cœurs
d’enfants et le peu que soupèse
le cœur caché


Demeure


une poignée de porte O longuement serrée
par des doigts de vœu

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