Métro
Félicité
cachée
feu
d’une forme à l’autre
en sombre bleu mouillé de blé
(mes bergers)
en rouge pur mystérieux
(mes mages)
sois mon allumette
frottée
dans le métro d’émaux
par le doux noir
des rats
sois la paille aux pieds de Suzanne
avec sa bouteille
et ses sacs de riens
Mon étoile sale
de nuit
je te suis
29/11/09
26/11/09
25/11/09
Voix d'enfants à la prison (Reine des Anges, Rome)
Je suis sous ta petite fenêtre et je crie
Papa
Ce dimanche de novembre est jaune
comme mes jouets je les ai tous
fait évader
Peut-être que tu es sorti
déjà et tu m’attends chez nous
Tant mieux car j’ai mis le couvert
des poupées sur la nappe en feu
il n’y a plus de murs c’est l’été
Je suis sous ta petite fenêtre et je crie
Papa
Ce dimanche de novembre est jaune
comme mes jouets je les ai tous
fait évader
Peut-être que tu es sorti
déjà et tu m’attends chez nous
Tant mieux car j’ai mis le couvert
des poupées sur la nappe en feu
il n’y a plus de murs c’est l’été
22/11/09
Pour un instant les yeux se ferment
et de la terre les paupières
bleutées de brume avec les ailes
du soir brunes
O dans le silencieux déchirement de la vision
l’affaissement
de la porte et des murs embrasés
dans la tremblante rue noire de l’été
puis le rayonnant parfum du feuillage ancien
qui se tait
le frère marronnier de piquante fraîcheur
ne peut plus rien pour toi
Affaissement de tant de choses aimées
dans le coeur
affaissement du coeur dans quelque chose
aimant
tu entends sa voix de nuit où es-tu
sur les lèvres brisées des brindilles
dans le rire secret des herbes
humbles
je me suis approchée du corps de nuit
et l’herbe pure les visages m’ont remerciée
eux qui en sont la murmurante image et l’à-peine prononcement
Christ terre noyée de ciel
et de la terre les paupières
bleutées de brume avec les ailes
du soir brunes
O dans le silencieux déchirement de la vision
l’affaissement
de la porte et des murs embrasés
dans la tremblante rue noire de l’été
puis le rayonnant parfum du feuillage ancien
qui se tait
le frère marronnier de piquante fraîcheur
ne peut plus rien pour toi
Affaissement de tant de choses aimées
dans le coeur
affaissement du coeur dans quelque chose
aimant
tu entends sa voix de nuit où es-tu
sur les lèvres brisées des brindilles
dans le rire secret des herbes
humbles
je me suis approchée du corps de nuit
et l’herbe pure les visages m’ont remerciée
eux qui en sont la murmurante image et l’à-peine prononcement
Christ terre noyée de ciel
21/11/09
Jardin de juillet
à Montagnieu
Au loin les mouchoirs colorés
des champs des prés des bois foncés
cousus par un fil de haies
Plus près de l’œil
frênes marronniers et mûriers
déchirent la chaude lumière
tâchant de blancheur l’herbe
et le bassin de pierre
où s’écoule
une source
Dans ce tout petit carré d’eau
plus éloquent que l’horizon
tremblent toutes les feuilles
et l’unique morceau du ciel
transparence brûlée
ne brûlant pas
Deux poissons rouges nagent
dans la voûte du vert
à Montagnieu
Au loin les mouchoirs colorés
des champs des prés des bois foncés
cousus par un fil de haies
Plus près de l’œil
frênes marronniers et mûriers
déchirent la chaude lumière
tâchant de blancheur l’herbe
et le bassin de pierre
où s’écoule
une source
Dans ce tout petit carré d’eau
plus éloquent que l’horizon
tremblent toutes les feuilles
et l’unique morceau du ciel
transparence brûlée
ne brûlant pas
Deux poissons rouges nagent
dans la voûte du vert
19/11/09
18/11/09
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