Les nuages tracés
par une main rêveuse
aux marges
de la nuit
la main surprise dans ce rêve
de l’écriture familière
soudain étrange
arabesque immaculée
écume
lourde de sens
Que faire
la langue maternelle
est une langue étrangère
Cet homme dans le train
sans mots que larmes
a t’il reçu une mauvaise nouvelle
peut-être est-il seulement humain
atteint par le ciel
et par cela qu’il reconnait
dans les nuages
méconnaissables
Les choses sont tellement
nues
minuscules baraques tonneaux bleus
au beau milieu des potagers
dans la familiarité des forêts
verdeur parfaite
près de finir
il peut voir cette finitude
comme s’il était
et en elle et en-dehors d’elle
chemins champs mouillés
et même
le petit paysage de pluie sur la vitre
tout
lui semble un visage
un regard
Dans le train
les faces fermées
livres ouverts
indéchiffrables
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