15/05/10

Chant des herbes foulées, un avril

Nul pas depuis longtemps
dans ce jardin de lait


nul corps
dans cet affairement de gardes fantômes


une femme captive
de sa tête
et son sang est un âne mort


O le délivrement radieux de ses seins
avec son coeur chaud


il y avait un vivant devant elle
mais elle croyait qu'il était mort


alors que sa lumière pure pesait sur nous
et que nous sanglotions de rosée

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire